La vie passionnante de Pythéas le marseillais

Marseille – Vieux-Port/Mairie

Une représentation de Pythéas le marseillais et de François Herbaux (écrivain, scientifique, journaliste), sur la place de la Mairie Centrale, à quelques mètres du Vieux Port

Rendez-vous est donné sur la place de la Mairie Centrale où se trouve la statue de Pythéas. François Herbaux est auteur d’un roman qui m’a intrigué. Puisqu’il parle de Pythéas, un marseillais qui a vécu voilà quelques 300 ans avant notre ère. Il fut explorateur, philosophe, astronome, mais il ne reste que peu de preuves de ses révélations. Mais il y en a. Il aura fallu du temps pour les recouper. François Herbaux avait écrit en 2008, « Puisque la terre est ronde », une enquête rigoureuse sur la vie de Pythéas et sur son apport à la civilisation. Il y a quelques semaines, il fait paraître Les nuits blanches de Pythéas Le Marseillais. Cette fois en s’appuyant sur ce que l’on connaît du parcours de ce grand homme, l’écrivain nous a concocté un roman passionnant qui non seulement nous en apprend beaucoup sur la vie de Marseille il y a des milliers d’années, mais nous fait aussi voyager dans le temps (3 époques différentes) et dans l’espace. François Herbaux a lui même voyagé pour se mettre dans la peau de Pythéas. Le roman est agréable à lire, tel un thriller on le dévore pour en savoir la fin.

Le contexte par François Herbaux :

Il y a 2 330 ans, tandis qu’Alexandre le Grand lançait ses armées à la conquête de l’Orient, un explorateur marseillais s’aventurait au nord de l’Europe dans la région du cercle arctique. « Ne croyez pas ce menteur ! » ont mis en garde certains historiens de l’Antiquité à l’adresse de ceux qui prêtaient une attention trop complaisante au contenu des ouvrages de Pythéas le Marseillais. Comment croire en effet qu’à la fin du IV ème siècle avant notre ère, ce savant méditerranéen ait pu affronter les eaux de l’Atlantique ? Comment accorder crédit à son récit lorsqu’il affirme avoir vu la mer figée et l’océan aller et venir au rythme de la Lune ? Comment ne pas sourire, enfin, lorsqu’il décrit un pays où le Soleil ne se couche pas ? (…) Pourtant au cours des siècles qui ont suivi son époque et en dépit des critiques, Pythéas a reçu l’hommage de nombreux savants qui ont reconnu la pertinence de ses travaux (…). Nous lui devons la plus ancienne mesure de latitude, celle de Marseille. Astronome, il a expliqué les marées. Explorateur, il a découvert le littoral atlantique jusqu’au nord de l’Europe. Anthropologue, il a décrit la vie des peuples du nord.

Le Peech :

Un journaliste scientifique apprend qu’un papyrus du IIè siècle de notre ère a été partiellement déchiffré : les indices pourraient résoudre l’énigme de la disparition des écrits de Pythéas.

Ce que l’on a aimé : son accessibilité, se plonger dans des époques et en apprendre beaucoup sur Marseille, on s’attache à ce personnage trop décrié. Les autres personnages sont passionnants et nous emmènent avec eux, dans leurs recherches et on comprend que les polémiques ont toujours existé… Un roman qui met en scène la science telle une aventure.

 

 

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