Eric Krautwasser : un artiste à suivre

Marseille – Les Docks – Carro

par Julien Ronca Meyselle

Eric Krautwasser

Eric Krautwasser

Un grand sourire sur le visage, Eric Krautwasser m’a accueilli aux Docks comme s’il était chez lui, et c’est un peu le cas… Le Marseillais de 36 ans, maintenant installé à Carro, à côté de Martigues, a fait l’une de ses premières et plus importantes expositions en avril dernier, dans ces mêmes lieux. Artiste-peintre sur son temps libre, Eric est habituellement responsable technique chez Engie. Celui qui travaille « dans le chauffage et la clim » vient de franchir un palier, mais reste lucide et profite à fond de cette opportunité.

Des toiles fortes et graphiques…

«Prends une toile et lance-toi ! », lui ont dit ses plus proches amis. Eric avoue sans gêne qu’il n’en serait pas là sans leur soutien. Après avoir écumé les musées et galeries de la région en leur compagnie, le néo-martégal a pris les pinceaux. Mais ce n’est qu’après plusieurs années qu’il a décidé de sortir de sa sphère et de partager son art au public.

Impressionné et inspiré par des artistes comme Fabienne Verdier ou François Morellet, Eric s’œuvre à un style épuré et minimaliste, jouant sur l’abstrait et la géométrie. Le plus souvent, c’est armé d’un couteau et de scotch qu’il se met au travail. L’un de ses petits secrets : il utilise un ramequin pour répéter certaines formes géométriques.

Eric KrautwasserPetit à petit, Eric a adapté son quotidien à sa passion, allant jusqu’à changer de voiture. « J’ai pris un break pour transporter mes peintures, c’est bien plus pratique, même si je ne trouve pas ça très beau », raconte-t-il amusé. Pour satisfaire ses clients, il s’est même mis à la livraison. Des habitudes qui empiètent sur son travail et qui le forcent parfois à prendre des jours de congés, mais « Il faut que ça reste une passion, même si ça devient sérieux ».

Cet admirateur des peintures de la Renaissance italienne tient à garder les pieds sur terre, en gardant le même fonctionnement et le même entourage : accompagné et suivi par sa femme, il travaille depuis quelques années maintenant avec un commissaire-priseur qui met ses œuvres aux enchères. « C’est un moyen facile et original de me faire connaître », explique-t-il. « J’ai été un peu déçu par certains galeristes qui se montrent plutôt élitistes. Avec cette collaboration, j’ai l’occasion de me faire connaître un peu partout en France et même à l’étranger : l’une de mes toiles est partie en Angleterre ». Plein d’enthousiasme et d’excitation, de toute évidence, ce sont les liens sociaux créés par l’échange et la vente de ses œuvres qui le motivent plus qu’autre chose.

Eric, qui avoue avoir gagné en crédibilité et en professionnalisme après son passage aux Docks, prépare maintenant sa prochaine exposition, qui aura lieu en novembre à la Galerie Lacydon, sur le cours d’Estienne d’Orves.

Pour le retrouver :

www.facebook.com/krautwassereric/

www.instagram.com/erickrautwasser/

Eric Krautwasser

 

 

 

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